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Claude Code · mis à jour le 12 octobre 2026 · 6 min de lecture

Claude Code : agents et sous-agents expliqués aux non-développeurs

Dans Claude Code, un sous-agent est un assistant spécialisé que Claude peut appeler pour une tâche précise : relire un texte, vérifier des liens, rédiger une fiche produit. On le définit par un simple fichier Markdown placé dans le dossier .claude/agents/ de votre projet, avec un en-tête qui donne son nom et sa mission. Pour un non-développeur, c'est le moyen de se fabriquer une petite équipe de collègues virtuels, chacun avec sa consigne.

Par Dimitri Rougier, formateur wordpress indépendant depuis 2005.

En bref

  • Un agent est un programme d'intelligence artificielle qui enchaîne des actions pour atteindre un but ; Claude Code est lui-même un agent.
  • Un sous-agent est un assistant spécialisé que Claude Code délègue : il reçoit une mission, travaille dans sa propre conversation et rend un compte rendu.
  • On définit un sous-agent par un fichier Markdown dans .claude/agents/, avec un en-tête (nom, description) suivi de ses consignes en français.
  • Pour un non-développeur, les sous-agents les plus utiles sont le relecteur, le rédacteur à ton imposé et le vérificateur qui contrôle avant mise en ligne.
  • Un sous-agent consomme du quota comme une conversation ; on en crée peu, bien définis, et on relit toujours ce qu'ils rendent.

Agent, sous-agent : de quoi parle-t-on ?

Le mot « agent » est partout, et il est souvent mal employé. Dans le vocabulaire de Claude, un agent est un programme d'intelligence artificielle qui ne se contente pas de répondre : il enchaîne des actions (lire un fichier, en écrire un autre, lancer une commande, vérifier le résultat) jusqu'à atteindre l'objectif que vous lui avez donné. Claude Code est un agent : quand vous lui demandez une page web, il ne vous rend pas un bloc de texte, il crée les fichiers, les teste et revient vers vous.

Un sous-agent est un agent que Claude Code peut appeler pour lui confier une partie du travail. Imaginez un chef de projet (Claude Code) qui, au lieu de tout faire lui-même, passe un dossier à un relecteur, un autre à un vérificateur, et récupère leurs comptes rendus. Chaque sous-agent travaille dans sa propre conversation, avec ses propres consignes, et ne voit que ce qu'on lui transmet.

Pourquoi est-ce utile ? Pour trois raisons concrètes :

  • La spécialisation. Un relecteur qui n'a qu'une consigne (« trouver les fautes, ne rien réécrire ») fait mieux ce travail qu'un assistant généraliste qui jongle avec dix sujets.
  • La mémoire de travail. La conversation principale ne s'encombre pas des détails de chaque sous-tâche ; elle reçoit un résumé.
  • La répétabilité. Une fois le sous-agent défini, vous l'appelez à chaque fois sans réécrire ses consignes.

Si vous ne connaissez pas encore les notions de base de l'outil, le guide Claude Code pour les nuls les présente.

À quoi servent les sous-agents quand on ne code pas ?

Les développeurs s'en servent pour tester du code ou chercher dans de grands projets. Pour un indépendant, un commerçant ou un rédacteur, les usages sont plus proches du quotidien :

Sous-agentSa mission
Le relecteurRelit un texte, signale orthographe, grammaire, répétitions et incohérences, sans réécrire.
Le rédacteur à ton imposéRédige fiches produits, pages ou articles en respectant une charte de ton précise.
Le vérificateur de mise en lignePasse en revue un site avant publication : liens cassés, pages sans titre, mentions légales présentes, textes en anglais oubliés.
Le traducteurTraduit vers une langue donnée en gardant le ton et la mise en forme.
Le contrôleur de faitsCompare un texte à une fiche de faits et liste chaque affirmation non justifiée.

Le point commun : des tâches répétitives, bien délimitées, où une consigne stable vaut mieux qu'une improvisation à chaque fois. Les sous-agents se combinent avec les Skills, qui sont des dossiers d'instructions réutilisables : un sous-agent peut s'appuyer sur un Skill, et inversement.

Comment définir un sous-agent

Un sous-agent, c'est un fichier texte. Pas d'installation, pas de programmation.

  1. Dans votre dossier de projet, créez un dossier .claude s'il n'existe pas, puis à l'intérieur un dossier agents. Le chemin complet est donc .claude/agents/. Le point au début du nom rend le dossier discret dans l'explorateur de fichiers ; c'est normal.
  2. Créez un fichier Markdown, par exemple relecteur.md. Le nom du fichier devient le nom de référence du sous-agent.
  3. Le fichier commence par un en-tête encadré par deux lignes de trois tirets, qui contient au minimum un nom et une description. La description est importante : c'est grâce à elle que Claude Code sait quand faire appel à ce sous-agent.
  4. Sous l'en-tête, écrivez les consignes du sous-agent en français, comme une fiche de poste : qui il est, ce qu'il fait, ce qu'il ne fait jamais, sous quelle forme il rend son travail.

Le plus simple est encore de demander à Claude Code de le créer pour vous :

À copier dans Claude
Crée un sous-agent nommé « relecteur » dans le dossier .claude/agents/ de ce projet. Sa mission : relire les textes en français que je lui indique, signaler les fautes d'orthographe, de grammaire, de typographie et les répétitions, sans jamais réécrire ni reformuler, et rendre une liste numérotée avec, pour chaque point, la phrase concernée et la correction proposée. Montre-moi le fichier avant de l'enregistrer et explique-moi l'en-tête.

Un exemple complet : le relecteur

Voici à quoi peut ressembler le fichier .claude/agents/relecteur.md :

Text
---
name: relecteur
description: Relit les textes en français du projet et signale fautes, coquilles et répétitions sans réécrire. À utiliser avant toute mise en ligne d'un texte.
---

Vous êtes un relecteur professionnel de langue française.

Votre mission : relire le ou les fichiers que l'on vous indique et signaler
tout ce qui doit être corrigé : orthographe, grammaire, accords, typographie
(guillemets « », espaces, majuscules), répétitions, phrases trop longues,
incohérences de ton.

Ce que vous ne faites jamais :
- réécrire ou reformuler un passage à la place de l'auteur ;
- modifier un fichier ;
- commenter le fond ou les choix commerciaux.

Forme du compte rendu : une liste numérotée. Pour chaque point : le fichier,
la phrase concernée entre guillemets, le problème en quelques mots, la
correction proposée. Terminez par le nombre total de points relevés.

Pour l'utiliser, vous le demandez en français dans la conversation principale :

À copier dans Claude
Fais relire par le sous-agent relecteur les fichiers « accueil.html », « a-propos.html » et « services.html ». Rends-moi son compte rendu tel quel, puis attends mes instructions avant de corriger quoi que ce soit.

Claude Code transmet les fichiers au relecteur, qui travaille dans sa propre conversation, puis vous livre la liste. Vous décidez ensuite, point par point, ce qui est corrigé.

Un second exemple : le vérificateur de mise en ligne

Même principe, autre mission. Dans .claude/agents/verificateur.md, l'en-tête décrit un vérificateur à appeler avant toute publication, et les consignes listent les contrôles : chaque page a un titre, les liens internes mènent à une page existante, les mentions légales et la politique de confidentialité existent et sont liées depuis le pied de page, aucun texte provisoire (« lorem ipsum », « à compléter ») ne subsiste, aucune adresse e-mail de test ne traîne. Le compte rendu classe les points en « bloquant » et « à améliorer ».

Ce vérificateur ne remplace pas votre propre lecture ni les conseils d'un professionnel pour les obligations légales ; il attrape les oublis bêtes, qui sont les plus fréquents.

Les limites et les bons réflexes

  • Un sous-agent consomme du quota comme une conversation : il lit, il écrit. On en crée peu, pour des tâches qui reviennent vraiment.
  • Il ne voit que ce qu'on lui donne. Si la conversation principale sait quelque chose que le sous-agent ignore, il faut le lui transmettre dans la demande.
  • Il se trompe aussi. Un relecteur peut signaler une faute qui n'en est pas une. Vous gardez le dernier mot.
  • La description de l'en-tête décide de son usage. Trop vague, Claude Code l'appelle à tort ; trop étroite, il ne l'appelle jamais. Une phrase claire sur le quand et le quoi suffit.
  • Les consignes se relisent comme un CLAUDE.md. Si un sous-agent fait systématiquement la même erreur, corrigez sa fiche de poste plutôt que de le reprendre à chaque fois.

Les sous-agents prennent toute leur valeur quand ils s'appuient sur des services extérieurs connectés par MCP, présenté dans MCP expliqué simplement. Et pour une vision plus large de ce qu'on appelle un agent, voyez Créer un agent IA.

Pour aller plus loin : le parcours Claude Code sans coder.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un sous-agent et un Skill dans Claude Code ?

Un Skill est un dossier d'instructions réutilisables (un fichier SKILL.md, parfois des scripts et des modèles) que Claude charge quand la tâche s'y prête ; il enrichit la conversation en cours. Un sous-agent est un assistant à part, avec sa propre conversation, auquel Claude Code délègue une mission et qui rend un compte rendu. Les deux se complètent.

Faut-il savoir programmer pour créer un sous-agent ?

Non. Un sous-agent est un fichier texte en Markdown, avec un en-tête de quelques lignes et des consignes écrites en français. Vous pouvez même demander à Claude Code de rédiger ce fichier pour vous à partir d'une description de la mission.

Combien de sous-agents peut-on créer ?

Autant que vous le souhaitez, mais la bonne pratique est d'en avoir peu, chacun pour une tâche qui revient souvent. Chaque sous-agent consomme du quota quand il travaille, et une description claire vaut mieux que dix agents qui se recouvrent.

Un sous-agent peut-il modifier mes fichiers sans que je le sache ?

Un sous-agent est soumis aux mêmes autorisations que Claude Code : une action sensible demande votre accord, sauf si vous l'avez accordé pour la session. Vous pouvez aussi écrire dans ses consignes qu'il ne modifie jamais de fichier et se limite à un compte rendu, comme dans l'exemple du relecteur.